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Peintures : Peinture italienne

Tiziano VECELLIO, dit TIZIANO, LE TITIEN (Pieve di Cadore, 1488/1490 - Venise, 1576)
Le Transport du Christ vers le tombeau
Vers 1520
© R.M.N./R.G. Ojeda
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Cartel
Tiziano VECELLIO, dit TIZIANO, LE TITIEN (Pieve di Cadore, 1488/1490 - Venise, 1576)
Le Transport du Christ vers le tombeau
Vers 1520
Huile sur toile
H. : 1,48 m. ; L. : 2,12 m.
Collection de Louis XIV
INV. 749
Peintures
Plan interactif
Auteur(s)
Aline François
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Le Transport du Christ vers le tombeau

Après une première période influencée par Giorgione, à laquelle appartient le Concert champêtre, Titien atteint à la plénitude dans des toiles où la rigueur classique se combine aux effets d'une "alchimie chromatique". Dans la Mise au tombeau, peinte pour les Gonzague de Mantoue, Titien intensifie le drame par la lumière crépusculaire qui imprime les corps de tonalités chaudes tandis que le cadavre livide du Christ sort à peine de l'ombre.
Notice

Le sujet


Joseph d'Arimathie obtient de Pilate l'autorisation de détacher le corps du Christ de la croix afin de l'ensevelir. Aidé par saint Jean qui tient la main du Christ et par Nicodème, vu de dos, le disciple enveloppe le corps dans un drap blanc et le transporte vers le tombeau. La scène se déroule devant la Vierge accablée par la douleur et soutenue par Marie Madeleine. Toute la composition est organisée à partir de la ligne horizontale formée par le corps de Jésus. Le format en frise suit ce mouvement et permet de concentrer l'attention sur les figures monumentales regroupées sur un seul plan autour du Christ. Cette nouvelle recherche de l'équilibre marque un tournant dans l'oeuvre de Titien. L'artiste n'hésite pas à réduire l'espace et à simplifier le sujet pour atteindre une rigueur toute classique.

Une peinture harmonieuse


Titien aborde à plusieurs reprises le thème de la douleur et de la mort qu'il traite ici avec une puissance émotive contenue. La lumière crépusculaire joue un rôle essentiel dans la lecture de ce tableau. Elle renforce l'atmosphère dramatique par une alternance de zones d'ombre et de lumière filtrées par le ciel orageux. Ainsi, la moitié du corps livide du Christ reçoit un éclairage latéral violent alors que son visage et son buste restent dans l'ombre portée de Nicodème. La lumière unifiée permet de traiter avec délicatesse les transitions chromatiques d'où cet effet parfois de couleurs chaudes au relief doré.
Le tableau provient du palais ducal de Mantoue et a peut-être été peint vers 1520 pour Isabelle d'Este ou Frédéric II de Gonzague, son fils, qui incarnent l'une des plus illustres familles de mécènes de la Renaissance.